En flagrant d’élu !

Ce mardi matin, tôt, nous étions en route pour l’école lorsque je vous ai aperçu. Vous et votre petite troupe stationniez sur le trottoir, devant l’entrée du marché. C’est tellement rare, qu’au début j’ai eu du mal à y croire.

Et comme vous étiez sur notre chemin, je vous ai adressé sans que nous nous arrêtions un
« – Bonjour Messieurs, ça fait plaisir de vous voir !
auquel certains ont répondu poliment. Quand nous avons été assez loin, je vous ai distinctement entendu lancer dans notre dos ce
- Moi je m’en passerais bien ! » qui en a fait ricaner d’autres.

Nous étions trop pressés pour que je fasse demi-tour.
Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Lire la suite

Rendez-nous service, changez de métier.

Regards401

Regards n°401, p10

Dans le dernier numéro du journal municipal Regards, un article page 6 titre Square Jean-Jaurès: les habitants consultés. Les quelques lignes révèlent que « les habitants consultés » sont en fait les parents d’élèves du groupe scolaire Anatole France, du collège Jean Vilar et certains membres du comité local de voisinage. Combien, lesquels, choisis selon quels critères ? Mystère.

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En bleu les établissements des parents d’élève associés au projet, en rouge les autres.

Les parents d’élève des autres groupes scolaires du quartier, dont Paul Doumer qui est juste de l’autre côté du tram, n’ont pas été conviés. Le choix des membres du comité de voisinage apparait tout aussi arbitraire. Aucun des membres de l’Association des Citoyens des 4 Routes, pourtant investis dans le quartier et très présents dans ces structures locales n’ont été informés de l’initiative. Un nouvel oubli de circonstance pour la ville en pointe contre les discriminations.
Ça n’est pas faute d’avoir alerté la municipalité de l’usage dévoyé qui est fait du square Jean-Jaurès, ou de la nécessité d’impliquer réellement la population locale au projets d’espaces verts. Peu importe, trois bosquets et deux petites fleurs feront bien l’affaire pour dissimuler la misère.

ADBloodStainIl y a deux ans à l’époque du projet d’école Angela Davis aussi, les fameux « habitants » avaient été consultés. Combien, lesquels, choisis selon quels critères… mystère. Je m’étais ému de cette opacité, et surtout des risques auxquels le projet retenu exposait les enfants.
Hier après-midi, devant l’école Angela Davis, une petite fille a été renversée par un automobiliste. Elle a les deux jambes brisées.

Alors vous qui moquez la concertation par ignorance ou médiocrité.
Vous qui prenez ces décisions d’aménagements imbéciles ou qui les validez.
Rendez-nous service, changez de métier.

Nan mais c’est qui celui-là !?

Mardi matin à l’angle PVC-Berthelot

Mardi, à l’angle PVC-Berthelot

Mardi dernier, 13h20, l’heure où les écoliers qui mangent à la maison retournent à l’école Angela Davis. Sur l’avenue Paul Vaillant Couturier, les autos stationnées le long des arrêts de bus provisoires ont toutes été verbalisées.

Il y aussi ce fourgon, les 4 roues sur le trottoir au débouché du passage protégé de l’angle de la rue Marcelin Berthelot, et qui semble avoir échappé à la vigilance des ASVP.
Les deux jeunes femmes en tenue sont à quelques mètres.

« - Bonjour, j’ai une question. Je voudrais comprendre pourquoi le fourgon, là, n’a pas été verbalisé ? Lire la suite

J’ai fait du vélo avec le maire et ça fait du bien.

Ce matin, en allant au boulot, je commençais à peine à pédaler quand j’ai aperçu le maire à bicyclette en train de plaisanter avec des mamies. Je freine, j’observe…la nuée qui l’accompagne habituellement n’est pas là, même pas les sbires de la com’. C’est louche.

Je m’approche. Une des mamie me dit « c’est lui le maire ». Je ne suis donc pas victime d’une hallucination matinale.

BikeSmile

Comme il enfourche son petit vélo, j’en profite pour entamer la discussion à propos les double-sens cyclables qui tardent encore à voir le jour. Sans surprise, il n’est pas très au point sur le sujet, mais il m’invite quand même à lui montrer sur place de quoi je parle. Là je me pince ! Lire la suite

Je crois que ça va pas être possible.

Le Service Juridique de la Mairie m’a adressé un courrier recommandé qui, soit a été écrit par dessus la jambe, soit me prend ouvertement pour un imbécile, soit les deux à la fois.

J’ai tenté de joindre mon interlocutrice la semaine passée pour en avoir le cœur net, j’ai laissé un message… En vain. Alors ce matin je me suis rendu à la Mairie pour rencontrer celle qui « suit mon affaire ».

L’hôtesse d’accueil l’appelle pour lui faire part de mon souhait de la rencontrer afin de me faire expliquer son courrier. Pas de problème, « quelqu’un va descendre.»
On m’invite à m’asseoir dans le hall.
Je m’assois et j’attends.

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Je t’orpisse à la raie!

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Le stationnement sauvage est une plaie récurrente du quartier. Mais à certains endroits, s’y ajoute une grossièreté qui mérite de s’y attarder.

Il y a cette agence à l’angle de l’avenue Paul Vaillant Couturier et de la rue Marcelin Berthelot qui a la vilaine habitude de garer ses véhicules sur les passages protégés ou carrément sur les trottoirs, toujours au plus près. Il faut croire que le métier d’agent immobilier rend cul-de-jatte.

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Ne parlons surtout pas de ce qui fâche.

 

Hier soir à la boutique de quartier des 4 Routes avait lieu un Comité de Voisinage: la Municipalité venait faire sa com’. Mais la présentation du budget a eu bien du mal à passer. il faut dire que les gens du quartier avaient eux aussi des choses à raconter et le Powerpoint ensoleillé ne parvenait pas à les distraire de leur expérience quotidienne d’un quartier à la dérive.

Passablement agacé par ces administrés qui adressaient les problèmes de leur quartier au lieu de l’écouter sagement, le président du Comité de Voisinage, menaçait de clore la réunion prématurément. La présentation du budget pouvait laborieusement se poursuivre, illustrée de projet flamboyants, menés partout à La Courneuve…à l’exception du quartier des 4 Routes où les promesses, toujours plus belles, s’accompagnent de délais toujours plus lointains.

En guise de conclusion à sa présentation, l’adjoint au maire chargé de l’aménagement assenait qu’on ne pouvait par parler de quartier en déliquescence pour les 4 Routes. Et il fallait le croire: profitant qu’on lui rappelait que les habitants du quartier étaient mieux placés que lui pour juger de la qualité de leur cadre de vie, il criait à l’attaque personnelle et mettait fin brutalement à la réunion sans que soient adressés les problèmes du quartier.

Mission accomplie.

L’agenda de communication de la municipalité était respecté: le budget avait était présenté tant bien que mal mais comme prévu; et on avait pas parlé de l’état de déliquescence du quartier en Comité de Voisinage. L’adjoint au maire chargé de l’aménagement pouvait rentrer se coucher satisfait, chez lui, loin cette ville merveilleuse qu’il aménage avec tant de talent.

Si seulement les ingrats qui vivent ici réalisaient la chance qu’ils ont.

Cette nuit dans le parking de mon immeuble, aux 4 Routes, toutes les voitures étaient cassées, comme ça, pour rien. La police ne se déplacera pas. Ce matin dans ma boite aux lettre, je reçois la nouvelle version du journal municipal: la page Voisins-Voisines dédiée à la vie des quartiers a fait les frais du remaniement éditorial en disparaissant, purement et simplement.

À La Courneuve, en Comité de Voisinage comme dans le Regards, ce dont on ne parle pas, n’existe pas.

Donc tout va bien.