Marché de dupes aux Quatre-Routes (Les bus toujours abusés)

Depuis le déménagement du marché des Quatre-Routes de La Courneuve, la RATP rencontre bien des difficultés pour faire circuler ses bus dans notre quartier. En effet, maintes fois dénoncée ici (tous les articles), la gestion du marché et l’immobilisme des élus locaux entrainent des ruptures de service dont les passagers des lignes 152 et 173 font les frais. Nous avions décrit la situation dans cet article en février dernier.
6 mois plus tard, la situation n’a pas évolué.

Un bus de la ligne 152 empruntant le souterrain pour éviter le PDU du 8 mai 1945 !

Un bus de la ligne 152 empruntant le souterrain pour éviter la Place 8 mai 1945 !

Le 1er avril, l’Association des Citoyens des 4 Routes sollicitait la RATP pour lui proposer le principe d’une réunion avec Mme Zainaba Saïd Anzum, Élue déléguée aux transports, la RATP et/ou le STIF afin d’aborder collectivement cette problématique dans le cadre des instances de démocratie participative locales.

Le 4 avril, le Président du Conseil départemental se fendait d’une missive sommant le Président de la RATP de se justifier :

Cette situation ne saurait durer plus longtemps, alors même que les aménagements de la Place du 8 mai 1945 dans le cadre du PLU ont été précisément effectués pour faciliter la circulation des bus dans un contexte très contraint, en particulier les jours de marché. Face à ce constat, pourriez-vous m'indiquer les démarches entreprises par la RATP pour mettre un terme à cette absence de desserte due à la tenue du marché des Quatre-Routes ?

Courrier du Président du Conseil départemental au Président de la RATP

Prendre au sérieux ce courrier, c’est oublier un peu vite que Monsieur Stéphane Troussel a la double casquette de Président du Conseil départemental et de Conseiller municipal à La Courneuve. Dans le cadre de ce mandat, qu’a-t-il fait pour mettre un terme aux problèmes de circulation causés par le marché des Quatre-Routes, dont il n’ignore pas la gestion délétère ?

Pointer du doigt la RATP pour s’exonérer de sa propre responsabilité nous semble être un procédé un peu grossier.

Hélas, il n’est pas le seul à nous prendre pour des dindons. Lire la suite

Marché de dupes aux Quatre-Routes : un service public peut en gâcher un autre.

L’Association des Citoyens des 4 Routes continue de s’intéresser à la gestion du marché d’approvisionnement de La Courneuve. Dans les articles précédents, nous avons documenté ses effets sur la vie des riverains et démontré l’inertie des responsables politiques locaux.
Mais cette situation a des répercussions au delà de la vie du marché et perturbe également les missions de transport public de la RATP.

L'affiche qui averti les voyageurs à l'arrêt La Courneuve - 8 Mai 1945.

L’affiche qui avertit les voyageurs à l’arrêt La Courneuve – 8 Mai 1945.

Des voyageurs qui attendent les bus des lignes 152 et 173 qui ne passeront pas. La scène se répète plusieurs fois par semaine à l’arrêt 8 mai 1945 – La Courneuve. Rares sont ceux qui ont vu l’affichette qui indique qu’en raison du marché, cet arrêt n’est pas desservi.

Un bus de la ligne 152 empruntant le souterrain pour éviter le PDU du 8 mai 1945 !

Un bus de la ligne 152 empruntant le souterrain pour éviter l’arrêt du 8 mai 1945 un jour de marché.

Le 152 ne dessert plus la place du 8 mai 1945 afin d’éviter d’être bloqué dans les embouteillages.

En rouge les arrêts et les correspondances non desservis par le 152 les jours de marché.

En rouge l’arrêt et les correspondances non desservis par le 152 les jours de marché.

Le 173 voit son terminus avancé au Fort d’Aubervilliers, et ne dessert plus les trois derniers arrêts de son itinéraire habituel.

En rouge les arrêts et les correspondances non desservis par le 173 les jours de marché.

En rouge les arrêts et les correspondances non desservis par le 173 les jours de marché.

Les voyageurs de ces deux lignes, subissent des temps de trajets rallongés. Pour les personnes à mobilité réduite, ou accompagnées d’enfants en bas âge avec poussette, certaines correspondances deviennent impossibles avec la ligne 1 du tramway, la ligne 7 du métro et les lignes de bus 607, 609, 610 et 611. Et que dire de l’absence de desserte locale ? Lire la suite

Marché de dupes aux Quatre-Routes (Quand ça veut pas)

Comme vous le savez, l’Association des Citoyens des 4 Routes alerte depuis des mois les autorités sur la dégradation du fonctionnement du marché des Quatre-Routes. Nous nous faisons le relai de l’exaspération grandissante des riverains et de certains commerçants du marché, qui malgré leurs alertes, ne voient pas la situation s’améliorer, bien au contraire.

LA STRATÉGIE DU DÉGOÛT

Nous rapportions dans ce précédent billet les questions posées lors de la réunion de comité de voisinage du 3 novembre. A son issue, M. Yoann Elice (Conseiller municipal) avait promis des réponses.
Deux mois plus tard les réponses promises étaient très attendues par les membres du Bureau du Comité de voisinage. Mais lors de leur réunion du 8 janvier, c’est la politique de la chaise vide qui a été adoptée nos vaillants représentants municipaux !
LC_ChaiseVideDans ces conditions, ces habitants impliqués dans la vie de leur quartier s’interrogent légitimement sur l’utilité de siéger dans ce type d’instance, d’y consacrer leur temps et leur l’énergie alors que les sujets discutés depuis plus d’un an ne trouvent pas écho du côté de la municipalité.

CORRESPONDANCES

Depuis, nous ont été transmis deux récents courriers de M. Stéphane Troussel, Président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et Conseiller municipal à La Courneuve.
Nous vous livrons ci-après le contenu de ces courriers.

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Quand les assos s’en mêlent, CGénant.

BikeSad-262x300Le 22 novembre dernier, les associations Vélo à Saint-Denis, Les vélos de la Brèche (Aubervilliers), l’Association des Citoyens des 4 Routes (La Courneuve) et Mieux se Déplacer à Bicyclette Saint-Ouen adressaient un courrier commun au Président du Conseil Général.

Mi-décembre, la Chargée d’études déplacements doux du CG s’enquérait des adresses postales de nos associations et nous indiquait que la rédaction d’une réponse était en cours. Une réponse d’au moins 100 pages et dont les mots doivent faire l’objet d’un choix très minutieux, puisqu’un mois plus tard, elle ne nous est toujours pas parvenue…

Pourtant les questions posées par nos quatre associations étaient précises et concernaient directement l’instance départementale :

Monsieur le Président,

Nos quatre associations, qui militent pour le développement des circulations  actives, participent régulièrement au comité de pilotage vélo de notre agglomération, Plaine Commune.

Ce comité réunit les élus, les techniciens et les associations spécialisées du territoire. Le Conseil Général n’y est pratiquement jamais représenté.

Dans ce cadre, un schéma directeur des itinéraires cyclables (SDIC) a été élaboré. Il a vocation à faciliter les circulations actives sur l’ensemble de l’agglomération.

Les voies structurantes de ce schéma sont majoritairement des voies départementales qui permettent, notamment, les liaisons intercommunales et le lien avec Paris.

Après trois années de concertation, la réalisation cohérente de ce schéma est compromise par l’aménagement des voies relevant de la compétence départementale, telle que : Lire la suite

Une pétition contre la voie de garage

Ils ne sont pas du genre à lâcher le morceau.

Depuis bientôt 15 ans ce couple d’habitants du quartier remue ciel et terre pour obtenir que l’espace public soit respecté et que la loi s’y applique.

Depuis des années, les activités du garage de l’angle des rues Lavoisier et Marcelin Berthelot, qui a pour spécialité les véhicules utilitaires en « bout de course », débordent du périmètre du hangar et nuisent à la qualité de vie des riverains.

GarageLavoisier_01

Pas encore terminé, le trottoir qui mène à la nouvelle école est déjà souillé.

La monopolisation du stationnement des rues adjacentes est permanente, le stationnement sur les trottoirs et les passages protégés une habitude, et l’entreposage d’épaves sur la voie publique est régulier. Sans oublier les vidanges maladroites qui sont souvent parties à l’égout.

Devenu monnaie courante dans le quartier, cet usage dévoyé de l’espace public a gagné en visibilité depuis l’ouverture, face au garage, du nouveau groupe scolaire Angela Davis qui draine 5 fois par jour son flot d’adultes et d’enfants.

Le fait que pareille situation puisse perdurer depuis si longtemps soulève bien des questions sur la capacité et/ou la volonté d’agir des autorités… Lire la suite

SOS au 30 Rue Guy Môquet (2) ou les limites de la République

1 ) Petite chronique : les marchands de sommeil ont la belle vie ! A tel point qu’on peut se demander si ils ne sont pas protégés par une main invisible.

Ma première alerte SOS au 30 rue Guy Môquet publiée le 9 Juin à aussitôt été suivi par une saisine de M. Stéphane Troussel qui a officiellement, dans un courrier du 15 Juin 2012demandé à M.  Le Préfet Lambert une surveillance accrue du site.

Dans le même temps, et parce que tout le monde m’explique que la municipalité fait le maximum dans cette affaire, je décide de contacter la mairie pour connaitre l’avancement du dossier. La réponse à été : « Oui Monsieur le maire connait le dossier » : c’est déjà une excellente nouvelle non ?! Malheureusement je n’ai pas pu avoir un rendez-vous !

Le 28 juin 2012 j’appelle le bureau de notre nouvelle député, Marie George Buffet, et je laisse plusieurs messages en demandant un rendez-vous. [Le sujet ne doit finalement intéresser personne puisque personne n'a même essayé de me rappeler ou parce que nous ne sommes plus en campagne électorale]

Le 29 juin le Conseil municipal décide de mandater un avocat pour défendre la ville qui est attaquée pour la publication d’un article sur notre propriétaire préféré, pour violation de la présomption d’innocence. Lire la suite

L’arbre qui cache la forêt

Ce blog s’est souvent fait l’écho de la « disparition » de la végétation courneuvienne, notamment sur le quartier des 4 Routes.

Ainsi des arbres centenaires des espaces verts de la Maison des Jeunes Guy Moquet (lire ici). Mais aussi des arbres bordant la nationale 2 (avenue Paul Vaillant Couturier – sud en particulier) qui disparaitront, semble-t-il, avec les travaux du Pôle de Déplacement Urbain (PDU) que constitue la place du 8 mai 1945 et ne seront pas remplacés (un oubli fortuit du Conseil Général nous a-t-on dit!!).

Une lecture un peu attentive du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Ville nous apprend toutefois ceci : « Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes. Tout arbre abattu doit être remplacé par un arbre d’une essence et d’un développement équivalent, sauf en cas d’impossibilité du fait de la configuration de l’unité foncière. »

Ainsi donc la Mairie se trouve dans la plus parfaite illégalité et en total porte-à-faux avec son propre PLU lorsqu’elle ne remplace pas les arbres de Guy Moquet.

Quand au Conseil Général de la Seine Saint-Denis, nous serons attentifs à ses actions sur le peu d’arbres qui bordent la Nationale 2…

 

Le retour des petits pavés

Si les travaux autour de la place du 8 mai 1945 semblent suivre un déroulement correct, nous sommes déçus de voir réapparaitre sur la place des petits pavés au lieu de dalles un peu plus larges et plus robustes.

Il nous avait été promis de ne pas réinstaller ce type de revêtement qui est voué inévitablement, tôt ou tard, à se désagréger, en raison notamment des vibrations produites par le métro et le tramway. Nous avons espéré en finir avec les nids-de-poule sur notre place, il nous faut hélas déchanter.

 

 

Traversées de l’ex-RN2: le CG s’engage.

Nous reproduisons ci-après le courrier que Mme Corinne Valls, 6e vice-président chargée des transports et des déplacements du Conseil général de Seine-Saint-Denis a adressé à l’AC4R.

L’AC4R se réjouit que le Conseil général se saisisse du problème de la sécurité des piétons qui traversent l’ex-RN2 dans le quartier. L’AC4R veillera à ce que les engagements pris soient tenus et invite le Conseil général à intégrer les associations et les habitants du quartier à la réflexion concernant les solutions adéquates à imaginer afin de rééquilibrer les usages de l’espace public au profit de la vie locale et des circulations douces.

Bobigny, le 1er août 2012

Monsieur le Président,

Monsieur Stéphane Troussel, 1er Vice-président du Conseil général, a attiré mon attention sur l’article publié sur votre blog le 2 juin 2012 et intitulé « L’ex-RN 2 encore trop dangereuse à traverser ». Dans votre article, vous avez fait mention de deux accidents survenus les 11 et 12 mai 2012 sur les carrefours Râteau / Paul-Vaillant-Couturier et Colbert / Paul-Vaillant Couturier à La Courneuve. A cet effet, vous avez formulé le vœu que soient installés des radars de contrôle-sanction des vitesses ou de franchissement des feux tricolores afin que la sécurité des usagers, notamment des plus fragiles, soit assurée. Lire la suite

L’exRN2 encore trop dangereuse à traverser

Localisation des 2 derniers accidents

Localisation des 2 derniers accidents

Le 11 mai dernier, un monospace roulant à vive allure en direction du Bourget a décollé au carrefour PVC/Râteau pour venir s’écraser dans les barrières du refuge piéton. Heureusement personne n’y attendait pour traverser à cet instant. La conductrice, choquée, s’en est sortie indemne. La police, prévenue par le barman de l’Europe qui a assisté à l’accident est venue constater les dégâts.

Cette semaine, mercredi vers 14h, c’est une femme, parent d’élève de l’école Paul Doumer, qui a été renversée par un scooter sur le passage protégé situé au niveau de la rue Colbert. Blessée aux jambes et au visage, elle a été évacuée par les pompiers vers l’hôpital. Ses blessures ont nécessité une vingtaine de points de suture.

Des traversées aux risques et périls des plus fragiles. Pas normal.

Ces deux accidents, derniers d’une liste qui ne cesse de s’allonger, montrent que les aménagements réalisés récemment par le Conseil Général et la présence d’agents communaux qui surveillent les traversées aux sorties d’écoles ne suffisent pas à garantir la sécurité des piétons.

Il s’agit désormais de faire ralentir le flux des véhicules dont la vitesse est trop souvent excessive. Il s’agit également de faire respecter la signalisation tricolore qui semble optionnelle à de nombreux automobilistes et conducteurs de deux-roues motorisés.

Les équipements de contrôle ont un effet qui n’est plus à démonter. Si la sécurité des plus fragiles nécessite l’installation de radars de contrôle de vitesse ou de passage au rouge, alors il faut en installer, et vite !