« Toxic tour » à La Courneuve : le problème des data-center

ToxicTour-tract-couleur-Courneuve-20150125_Page_1Si vous ne savez pas encore ce qu’est un « toxic tour » voilà l’occasion de le découvrir le 25 janvier prochain, à La Courneuve.

Le principe d’un toxic tour est de montrer la pollution pour mieux lutter contre, donc de présenter au public les lieux pollués pour envisager les actions possibles contre cette pollution.

A La Courneuve, ce sont les data center qui s’installent et posent de gros problèmes aux riverains, et soulèvent des questions environnementales. Cela pose la question des activités économiques accueillies sur les territoires les plus pauvre. C’est à toutes ces réflexions que le prochain Toxic Tour organisé à La Courneuve vous propose de débattre. En voici la présentation. Lire la suite

Marché de dupes aux Quatre-Routes (on prend les mêmes et ça recommence)

L’Association des Citoyens des 4 Routes cherche à comprendre comment fonctionne le marché de La Courneuve : une nouvelle mouture du règlement a été adoptée ce jeudi par le conseil municipal pour ordonner le marché provisoire.

Mais ce nouveau règlement est un attrape-nigauds puisque personne ne contrôle que le délégataire l’applique effectivement. Preuve en est, sur le marché tout juste déménagé, il est joyeusement piétiné :

Bonjour l’hygiène !

A gauche les poubelles vues du chapiteau, à droite le chapiteau vu des poubelles...

A gauche les poubelles vues du chapiteau, à droite le chapiteau vu des poubelles…

Les jus des bacs à ordure dédiés au marché coulent de l’extérieur vers l’intérieur du chapiteau en longeant les étals jusqu’aux bouches d’évacuation, et sans que rien n’empêche commerçants et chalands d’y patauger.

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A l’extérieur du chapiteau: des flaques. A l’intérieur: des fuites.

Les pentes réalisées entrainent également les eaux pluviales dans le chapiteau par le dessous les parois en tôles malgré l’étanchéité grossière réalisée. Elles lessivent le sol des étals où sont les branchements d’eau potables, et vont polluer les étals voisins.

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Sous le chapiteau, au sol : une prises d’eau d’un étal.

Le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) publie les recommandation concernant la conception et la gestion des halles fermées dont l’usage est réservé au marché, qui semblent avoir été ignorées.

L’AC4R a alerté le Service Communal d’Hygiène et Santé (SCHS) ainsi que le Conseiller municipal délégué au marché. Interrogé jeudi dernier lors du conseil municipal, Monsieur Irani indiquait pourtant qu’une commission de sécurité s’était réunie en bonne et due forme le 2 octobre.

Ce ne sont hélas pas les seuls points qui inquiètent à propos du marché provisoire, la sécurité et le confort des riverains sont aussi mis à mal, à commencer par ceux des plus vulnérables : Lire la suite

Ordiland en Seine-Saint-Denis

En janvier 2013, l’Association des Citoyens des 4 Routes avait relayé et documenté dans un article l’opposition des riverains de la rue Rateau à l’installation brutale du data center d’Interxion.
Cet été, c’est Mediapart qui a publié une enquête en trois parties sur « L’envers des data centers ». Nous reproduisons ci-après le premier des 3 articles, avec l’aimable autorisation de Jade Lindgaard, son auteur.

Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d’Internet. Leur besoin en énergie est colossal : ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d’ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne.

À brûle-pourpoint, si l’on vous demandait de pointer sur une carte de France la zone de plus forte concentration de data centers, ces hangars de serveurs informatiques qui font tourner Internet, que désigneriez-vous ? Le quartier de La Défense, près des sièges des multinationales ? Grenoble la technophile, avec son « campus d’innovation » spécialisé en nanotechnologies, Minatec ? Le long du couloir rhodanien et de ses nombreuses centrales nucléaires ?
Vous auriez tort.
La plus forte concentration de data centers s’étale sur Plaine Commune, l’agglomération de Seine-Saint-Denis qui regroupe au nord de Paris, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Stains, Saint-Ouen, Pierrefitte, Villetaneuse, Épinay et l’Île-Saint-Denis.

Par quelle ruse de l’Histoire l’un des départements les plus pauvres de France, havre de cités en galère, s’est-il retrouvé terre pionnière de l’économie numérique ? Par une accumulation d’avantages topographiques et techniques méconnus du grand public : bon équipement en câbles électriques et fibre optique, bonne desserte routière, situation hors zone inondable, foncier pas cher, proximité avec la capitale.

À l’été 2014, une quinzaine de data centers sont en service sur Plaine Commune (sur 130 environ en France dont la moitié en Île-de-France).

Carte des data centers en service en Ile-de-France (pastilles violettes) (DRIEE).

Carte des data centers en service en Ile-de-France (pastilles violettes) (DRIEE).

Visite du site d’Aubervilliers avec Romaric David, informaticien, membre du groupe de services EcoInfo :


Tour Express de Data Centers par Mediapart

À Plaine Commune, plusieurs nouveaux sites sont aujourd’hui en projet, dont un gigantesque data center de 44 000 m2 à La Courneuve, sur l’ancien site d’Eurocopter. Lire la suite

AC4R // au coeur des Quatre Routes

L’AC4R fait sa rentrée à la Boutique de Quartier des Quatre Routes (42 avenue Paul Vaillant Couturier)

Rendez-vous Dimanche 7 Septembre entre 10h et 12h30 pour une rencontre au coeur de l’effervescence du marché des 4 routes.

 Au programme :
- Echange avec les habitants du quartier
- Discussions autour des futurs projets de l’association
- Renouvellement des cotisations pour la saison 2014/2015
- Exposition de photos « SuperPoses »
- Dégustation de produits fermiers Kelbongoo

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Rendez-nous service, changez de métier.

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Regards n°401, p10

Dans le dernier numéro du journal municipal Regards, un article page 6 titre Square Jean-Jaurès: les habitants consultés. Les quelques lignes révèlent que « les habitants consultés » sont en fait les parents d’élèves du groupe scolaire Anatole France, du collège Jean Vilar et certains membres du comité local de voisinage. Combien, lesquels, choisis selon quels critères ? Mystère.

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En bleu les établissements des parents d’élève associés au projet, en rouge les autres.

Les parents d’élève des autres groupes scolaires du quartier, dont Paul Doumer qui est juste de l’autre côté du tram, n’ont pas été conviés. Le choix des membres du comité de voisinage apparait tout aussi arbitraire. Aucun des membres de l’Association des Citoyens des 4 Routes, pourtant investis dans le quartier et très présents dans ces structures locales n’ont été informés de l’initiative. Un nouvel oubli de circonstance pour la ville en pointe contre les discriminations.
Ça n’est pas faute d’avoir alerté la municipalité de l’usage dévoyé qui est fait du square Jean-Jaurès, ou de la nécessité d’impliquer réellement la population locale au projets d’espaces verts. Peu importe, trois bosquets et deux petites fleurs feront bien l’affaire pour dissimuler la misère.

ADBloodStainIl y a deux ans à l’époque du projet d’école Angela Davis aussi, les fameux « habitants » avaient été consultés. Combien, lesquels, choisis selon quels critères… mystère. Je m’étais ému de cette opacité, et surtout des risques auxquels le projet retenu exposait les enfants.
Hier après-midi, devant l’école Angela Davis, une petite fille a été renversée par un automobiliste. Elle a les deux jambes brisées.

Alors vous qui moquez la concertation par ignorance ou médiocrité.
Vous qui prenez ces décisions d’aménagements imbéciles ou qui les validez.
Rendez-nous service, changez de métier.

Balade urbaine et chorégraphique le 9/11

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Au cours de ces deux dernières années, Hervé Sika et les artistes de la compagnie Mood/RV6K, ont investi la ville et nous ont restitué sous différentes formes leurs rencontres et impressions. Une fois encore, Hervé Sika explore notre territoire, et s’associe à l’une des balades proposées par Jean-Michel Roy de l’unité Patrimoine pour évoquer l’histoire Courneuvienne.
Entre récit et mise en situation, cette promenade est une invitation au voyage dans le passé industriel de la ville. À travers le corps des danseurs et le regard d’une photographe, les artistes de la compagnie s’attacheront à faire revivre cet héritage pour que, l’espace d’un instant, la pierre redevienne chair.

Chorégraphie : Hervé Sika. Photos : Valérie Frossard. Vidéo : Fabien Vandroy. Costumes : Nadège Bourmaud. Danse : Tom Lerville, Fabien Perichon, Jorane Rest, Mede Yetongnon. Remerciements au Centre dramatique de La Courneuve.

Rendez-vous devant la mairie à 14h le samedi 9 novembre 2013
Réservation au 01 49 92 61 61

Pourquoi abattre Jean Jaurès ?

Ce soir, en rentrant chez moi, je me suis sentie un peu troublée… difficile de savoir pourquoi, une ambiance moins agréable, une rue moins accueillante, des bâtiments plus présents, plus froids.

Coupés nets ! Ne restent que les grilles sales.

Ce sentiment bizarre suivait mes pas quand je suis tombée sur la raison de tout ça : ma rue a été privée de ses arbres, sans sommation, sans information, une simple et silencieuse disparition.

Ce soir, en rentrant chez moi, je me suis posée pleins de questions :
Pourquoi avoir tout coupé, les petits arbres comme les grands ?
« Mon » trottoir va-t-il retrouver ses saisons ? ses fleurs de printemps, ses feuilles d’automne, ses arabesques d’hiver ?
Lire la suite

James Howard Kunstler dissèque la banlieue

Notre banlieue n’est pas une banlieue américaine, mais les réflexions de James Howard Kunstler s’appliquent dans de nombreux domaines à La Courneuve.

Ceux qui se piquent d’urbanisme et qui décident du cadre de notre vie seraient bien inspirés de visionner cette petite conférence.

20 minutes d’intelligence et de bonnes vannes sur des banlieues pas si différentes de la notre.

Un data center flambant neuf

Le texte de la pétition diffusée par les riverains de la rue Rateau

Les riverains de la rue Rateau sont inquiets. Eux qui avaient déjà eu à subir les nuisances liées aux activité de la société Derichebourg ont découvert la présence à quelques mètres de leurs habitations de quelques 280 000 litres de fioul destinés à alimenter les groupes électrogènes du data center de la société Interxion.

Cette vidéo promotionnelle explique en détail son projet courneuvien, depuis le chantier jusqu’au fonctionnement des installations :

Concernant les groupes électrogènes et le dépôt de carburant, le Pôle environnement et installations classées de l’Unité territoriale de Seine Saint Denis a émis, à la demande du Préfet, un avis qui précise :

Le principal risque associé aux activités exercées est l’incendie.
(…) En revanche, le scénario d’incendie de la zone de dépotage présente des risques en dehors des limites de propriété du Data Center. L’étude de ce dernier scénario permet de classer ce scénario d’accident comme  » sérieux  » couplée à une gravité de probabilité  » improbable  » rendant ainsi la criticité du scénario acceptable.

En clair : si le dépôt de fioul s’enflammait les riverains auraient chaud aux fesses. Mais la probabilité que cela arrive est considérée comme très faible… Lire la suite

L’arbre qui cache la forêt

Ce blog s’est souvent fait l’écho de la « disparition » de la végétation courneuvienne, notamment sur le quartier des 4 Routes.

Ainsi des arbres centenaires des espaces verts de la Maison des Jeunes Guy Moquet (lire ici). Mais aussi des arbres bordant la nationale 2 (avenue Paul Vaillant Couturier – sud en particulier) qui disparaitront, semble-t-il, avec les travaux du Pôle de Déplacement Urbain (PDU) que constitue la place du 8 mai 1945 et ne seront pas remplacés (un oubli fortuit du Conseil Général nous a-t-on dit!!).

Une lecture un peu attentive du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Ville nous apprend toutefois ceci : « Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes. Tout arbre abattu doit être remplacé par un arbre d’une essence et d’un développement équivalent, sauf en cas d’impossibilité du fait de la configuration de l’unité foncière. »

Ainsi donc la Mairie se trouve dans la plus parfaite illégalité et en total porte-à-faux avec son propre PLU lorsqu’elle ne remplace pas les arbres de Guy Moquet.

Quand au Conseil Général de la Seine Saint-Denis, nous serons attentifs à ses actions sur le peu d’arbres qui bordent la Nationale 2…