Une pétition contre la voie de garage

Ils ne sont pas du genre à lâcher le morceau.

Depuis bientôt 15 ans ce couple d’habitants du quartier remue ciel et terre pour obtenir que l’espace public soit respecté et que la loi s’y applique.

Depuis des années, les activités du garage de l’angle des rues Lavoisier et Marcelin Berthelot, qui a pour spécialité les véhicules utilitaires en « bout de course », débordent du périmètre du hangar et nuisent à la qualité de vie des riverains.

GarageLavoisier_01

Pas encore terminé, le trottoir qui mène à la nouvelle école est déjà souillé.

La monopolisation du stationnement des rues adjacentes est permanente, le stationnement sur les trottoirs et les passages protégés une habitude, et l’entreposage d’épaves sur la voie publique est régulier. Sans oublier les vidanges maladroites qui sont souvent parties à l’égout.

Devenu monnaie courante dans le quartier, cet usage dévoyé de l’espace public a gagné en visibilité depuis l’ouverture, face au garage, du nouveau groupe scolaire Angela Davis qui draine 5 fois par jour son flot d’adultes et d’enfants.

Le fait que pareille situation puisse perdurer depuis si longtemps soulève bien des questions sur la capacité et/ou la volonté d’agir des autorités… Lire la suite

Pourquoi abattre Jean Jaurès ?

Ce soir, en rentrant chez moi, je me suis sentie un peu troublée… difficile de savoir pourquoi, une ambiance moins agréable, une rue moins accueillante, des bâtiments plus présents, plus froids.

Coupés nets ! Ne restent que les grilles sales.

Ce sentiment bizarre suivait mes pas quand je suis tombée sur la raison de tout ça : ma rue a été privée de ses arbres, sans sommation, sans information, une simple et silencieuse disparition.

Ce soir, en rentrant chez moi, je me suis posée pleins de questions :
Pourquoi avoir tout coupé, les petits arbres comme les grands ?
« Mon » trottoir va-t-il retrouver ses saisons ? ses fleurs de printemps, ses feuilles d’automne, ses arabesques d’hiver ?
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Le bac, mention bio !

Jeter ses déchets organiques avec les autres ordures ménagères est une aberration. Pourtant des alternatives existent, et ça n’est pas la première fois qu’on cause compost ici.

Mais une initiative de grande ampleur portée pas le Centre national d’information indépendante sur les déchets (CNIID) viens de débuter pour alerter les pouvoirs publics sur la nécessité de gérer les biodéchets autrement. Le Cniid et les associations partenaires appellent les citoyens à se mobiliser pour le tri à la source des biodéchets au moyen d’une pétition en ligne sur le site de la campagne jeveuxmonbacbio.org et à participer au recensement des initiatives de compostage partagé qui se développent partout en France.

Le concept est très bien expliqué dans cette petite vidéo :

Allez, on signe maintenant ! Ces signatures permettront d’appuyer les propositions du CNIID pour la gestion séparée des biodéchets lors de la Conférence Environnementale à l’automne et pour les élections municipales de 2014.

Un data center flambant neuf

Le texte de la pétition diffusée par les riverains de la rue Rateau

Les riverains de la rue Rateau sont inquiets. Eux qui avaient déjà eu à subir les nuisances liées aux activité de la société Derichebourg ont découvert la présence à quelques mètres de leurs habitations de quelques 280 000 litres de fioul destinés à alimenter les groupes électrogènes du data center de la société Interxion.

Cette vidéo promotionnelle explique en détail son projet courneuvien, depuis le chantier jusqu’au fonctionnement des installations :

Concernant les groupes électrogènes et le dépôt de carburant, le Pôle environnement et installations classées de l’Unité territoriale de Seine Saint Denis a émis, à la demande du Préfet, un avis qui précise :

Le principal risque associé aux activités exercées est l’incendie.
(…) En revanche, le scénario d’incendie de la zone de dépotage présente des risques en dehors des limites de propriété du Data Center. L’étude de ce dernier scénario permet de classer ce scénario d’accident comme  » sérieux  » couplée à une gravité de probabilité  » improbable  » rendant ainsi la criticité du scénario acceptable.

En clair : si le dépôt de fioul s’enflammait les riverains auraient chaud aux fesses. Mais la probabilité que cela arrive est considérée comme très faible… Lire la suite

On a testé pour vous : le compost avec PlaineCo

Composter est un moyen écologique et efficace de réduire le volume d’ordures ménagères collecté en traitant sur place, dans un composteur, la partie fermentescible des déchets. Cerise sur le gâteau, le résultat de ce procédé constitue un excellent engrais.

Prenons le cas de notre copropriété d’une cinquantaine de logements aux Quatre Routes à La Courneuve, qui a décidé de tenter l’aventure du compostage collectif en pied d’immeuble.

Un rapide sondage dans l’immeuble a permis de constater que les gens sont déjà sensibilisés à cette pratique, et qu’un bon nombre attendent simplement que la possibilité leur soit offerte pour s’y mettre !

Ça tombe bien, Plaine Commune incite au compostage en fournissant matériel et moyens humains. Pour composter, il faut un bio-sceau par logement (une petite poubelle en plastique pour récupérer les déchets fermentescibles) et un composteur (une grande boite posée sur le sol où les déchets seront compostés). Une courte formation est promise aux volontaires afin de bien comprendre les règles de base et les processus à l’œuvre dans le composteur.

Le composteur signé Plaine Commune.

Seulement voilà, obtenir de notre communauté d’agglomération qu’elle respecte ses engagements jusqu’au bout n’est pas chose aisée : alors qu’un composteur a été installé il y a déjà 6 mois dans le jardin collectif de l’immeuble, les bio-sceaux et la formation des habitants se font toujours attendre. Lire la suite

L’arbre qui cache la forêt

Ce blog s’est souvent fait l’écho de la « disparition » de la végétation courneuvienne, notamment sur le quartier des 4 Routes.

Ainsi des arbres centenaires des espaces verts de la Maison des Jeunes Guy Moquet (lire ici). Mais aussi des arbres bordant la nationale 2 (avenue Paul Vaillant Couturier – sud en particulier) qui disparaitront, semble-t-il, avec les travaux du Pôle de Déplacement Urbain (PDU) que constitue la place du 8 mai 1945 et ne seront pas remplacés (un oubli fortuit du Conseil Général nous a-t-on dit!!).

Une lecture un peu attentive du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Ville nous apprend toutefois ceci : « Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes. Tout arbre abattu doit être remplacé par un arbre d’une essence et d’un développement équivalent, sauf en cas d’impossibilité du fait de la configuration de l’unité foncière. »

Ainsi donc la Mairie se trouve dans la plus parfaite illégalité et en total porte-à-faux avec son propre PLU lorsqu’elle ne remplace pas les arbres de Guy Moquet.

Quand au Conseil Général de la Seine Saint-Denis, nous serons attentifs à ses actions sur le peu d’arbres qui bordent la Nationale 2…

 

Fontaine, je ne boirai pas ton eau.

Sur la page d'accueil du site sedif.com ©SEDIF

Le Syndicat des Eaux D’Île de France dépense beaucoup de nos deniers en affiches et en spots radio pour que nous préférions l’eau qu’il amène à nos robinets à celle vendue en bouteille. Bien qu’il en soit vice-président, l’eau de qualité irréprochable du SEDIF ne semble pas être au goût de notre Maire, Monsieur Gilles Poux. En effet, la mairie de La Courneuve est équipée de fontaines, alimentées par de grosse bouteilles d’eau en plastique livrées par camion.

Campagne 2004-2005 ©SEDIF

Au delà de l’exemplarité et de la cohérence qui voudrait qu’un élu s’applique à lui-même ce qu’il recommande aux autres, ce choix a un coût : cette année le budget réservé à la société Château d’Eau qui fournit le palais représente la coquette somme de 10 000€ (compte rendu de la séance du Conseil Municipal du 22 septembre 2011), de quoi se payer 2,5 millions de litres d’eau du robinet du SEDIF… Lire la suite

Terrain abandonné rue A. Le Calvez

A l'angle de l'avenue Jean Jaures et de la rue du Sous Lieutenant. Alexis Le Calvez

Alors que notre quartier est en pleins travaux d’amélioration, certains espaces sont laissés à l’abandon. Et à la Courneuve, tout ce qui est abandonné… ne l’est pas pour tout le monde.

C’est la cas du petit terrain vague derrière le Super U, à l’angle de la rue Alexis Le Calvez et de l’avenue Jean Jaurès. Certains riverains d’une rue voisine y déposent leurs conteneurs à ordure, pour d’autres riverains le lieu est devenu un lieu pour faire ses besoins (ou ceux des animaux domestiques). Des plots en métal ont même été abattus pour permettre de faire du lieu un parking sauvage.

Cet espace de 40 à 50 mètres carrés a accueilli un temps des bâtiments préfabriqués pour la Société générale, mais n’a pas trouvé de nouvelle affectation. La municipalité serait bien inspirée de trouver un autre usage pour ce lieu qui donne une piètre image de notre quartier.